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Ma vie avec Chogyam Trungpa par Diane Mukpo

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mukpo« Ce n’est pas toujours simple d’être la femme d’un maître à penser, mais je dois avouer que c’est rarement ennuyeux.» Issue de la haute bourgeoisie anglaise, Diane Mukpo abandonne ses études et rompt avec sa famille à l’âge de seize ans, pour se marier avec Chögyam Trungpa, un jeune lama tibétain qui entend devenir l’une des principales figures de la transmission de l’enseignement bouddhiste en Occident. Mère de quatre enfants, dont trois seront reconnus comme des réincarnations des grands lamas tibétains, Diane Mukpo, dans ses mémoires à la fois troublants, drôles et peu communs, nous plonge au coeur de son intimité avec l’un des plus influents enseignants bouddhistes de notre temps. »

Diane J. Mukpo, née en Angleterre en 1953, épouse Chögyam Trungpa Rinpoché en 1970 et part vivre avec lui aux Etats-Unis jusqu’à sa disparition en 1987. Aujourd’hui, elle est la propriétaire et la directrice d’une école de dressage et d’équitation. Elle enseigne aux Etats-Unis et au Canada.

Plusieurs commentaires très différents sur ce livre selon que l’on admire inconditionnellement ou pas Chogyam Trungpa :

Extrait d’un commentaire : « Des informations qui permettent de mieux cerner Chogyam Trungpa, notamment le sens de sa vie: répandre le Dharma en Occident. Mais une question n’est jamais abordée: pourquoi était-il un alcoolique fini? Se saoûler comme Diana le dit avant de faire un exposé sur le bouddhisme passe encore, stress et volonté de provocation à la Gainsbourg. Mais sombrer dans l’alcoolisme total en fin de sa vie et en mourir jeune, pourquoi? Pourquoi? Parce qu’il avait eu un accident de voiture, sans doute en conduisant en état d’ivresse mais ce n’est pas dit, et qu’il en était resté hémiplégique? On le comprendrait de tous sauf d’un lama qui enseigne la méditation ?
Peut être du même domaine que son inconduite sexuelle après son mariage ? Un ancien moine à qui on n’avait pas enseigné la morale sexuelle puisqu’il vivait dans un milieu protégé ? Il est intéressant de lire dans ce livre que si le Dalaï lama avait su que Chogyam Trungpa avait mis enceinte une nonne en fuyant le Tibet, il ne l’aurait pas autorisé à aller en Occident. Bien des mystères non résolus. Une « folle sagesse »? Folle oui, mais sagesse non. »

Le témoignage de Diane Mukpo sur la façon somptuaire dont ils vivaient interpelle à la fois sur elle et sur lui.

ci-dessous un passage du livre cité dans les nombreux commentaires sur amazon.com (en anglais) :
« Pour autant que j’appréciai mon mari, je n’étais pas toujours prête à accepter son comportement. Lorsque nous nous sommes mariés, Rimpoché m’a dit que c’était normal pour les hommes tibétains de battre leurs épouses. Je lui ai dit que c’était barbare, mais il a dit que c’était juste une pratique courante. Dans les premiers mois de notre mariage, il a essayé à plusieurs reprises – de façon pas très convaincante – de me gifler quand nous nous disputions. Je lui ai dit : « Qu’est-ce que tu fais ? » Et il m’a répondu : « C’est exactement ce que font les Tibétains. » Je lui répondis que je n’étais certainement pas d’accord. Un jour, j’ai attendu qu’il dorme, j’ai pris son bâton de marche et j’ai commencé à le frapper aussi fort que je le pouvais. Il s’est réveillé, très choqué, et il m’a dit: « Qu’est-ce que tu fais ? » J’ai répondu : « C’est exactement ce que font les femmes occidentales. » Il a reçu le message, et cela n’a plus jamais été un problème. »

Pour la violence conjugale chez les Tibétains voir « Ma voix pour la liberté » de Ani Chöying Drolma que nous avons présenté, sauf que, ici, il s’agit d’un enseignant bouddhiste !