Nonneries de l’Himalaya : Bhoutan, Inde, Népal, Mongolie

Nonneries de l’Himalaya : Bhoutan, Inde, Népal, Mongolie

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Dans notre premier numéro, nous vous avons déjà présenté la nonnerie de Tenzin Palmo en Inde, en même temps que nous avions évoqué la situation parfois dramatique des nonnes dans cette tradition. Un peu partout dans cette région, des nonnes, aidées par des occidentales comme Tenzin Palmo, mais aussi entièrement grâce à leurs propres efforts, luttent pour se donner et donner à d’autres nonnes des moyens de recevoir des enseignements et de les mettre en pratique.

Ci-dessous les projets pour aider quelques nonneries dans différents parties de cette vaste région :

Au Népal, à Kathmandou Arya Tara school créée par Pema Choling qui soutient également un projet de nonnerie au Bouthan.

Une autre nonnerie au Bhoutan.

Une autre nonnerie, Dolma Ling, en Mongolie.

la Fondation Jamyang de la Vénérable Karma Lekshe Tsomo  a essaimé dans quinze endroits différents de l’Himalaya.

Dans l’hommage que nous avons rendu à la Vénérable Karma Tsultim Khechog Palmo, nous avons rappelé la nonnerie qu’elle a contribué à créer et qui existe toujours en Inde à Tilokpur et qui a besoin d’aide, qui fait partie du réseau du Tibetan nun project qui regroupe le soutien à plusieurs nonneries.

Une autre nonnerie, en Inde à Dehradun, c’est la seule nonnerie de la tradition Sakya qui existe à l’heure actuelle en dehors du Tibet.

Dans tous ces endroits, en dépit du soutien actif de sa sainteté le Dalaï Lama, il n’est pas facile de modifier les mentalités aussi bien des laïcs que de certains moines. Aussi, tous ces projets nécessitent-ils le soutien, certes financier, mais pas seulement, de femmes bouddhistes d’Occident.

Ces quelques nonneries représentent si peu en regard des besoins sur une vaste région qui couvre la Mongolie, le Sikkim, le Bhoutan, le Népal, le Zangskar, le Nord de l’Inde et bien sûr, le Tibet. Que l’on compare aux nombreux monastères masculins existant et l’on comprend combien il reste à faire. En certains monastères, le nombre de moines est en diminution et les nonnes, qui ne sont que des servantes et des domestiques de ces monastères se raréfient également. Or il y a afflux de postulantes dès que les femmes voient qu’une véritable occasion de pratique leur est offerte.

Sur ce sujet, voir  Being a buddhist nun – the struggle for Enlightenment in the Himlayas de Kim Gutschow.(Harvard university press 2004). L’auteure qui visite cette région depuis 1989 et qui, entre 1991 et 2001, a passé 39 mois en tout au Zangskar et au Laddakh, y compris trois hivers, a établi des relations profondes d’appréciation et de respect avec les villageois et les nonnes. Après avoir étudié le tibétain, elle a appris le Zangskari pour pouvoir accomplir de façon la plus authentique possible son travail d’ethnographe, — avec un regard de bouddhiste et de femme.