Dipa Ma : Incarnation de la Sagesse et de l’amour.

Dipa Ma : Incarnation de la Sagesse et de l’amour.

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Spécial compassion du n° 20 – dix ans de présence sur le net

Jeanne Schut nous a envoyé le texte suivant extrait de l’ouvrage sur Dipa Ma (que nous avions présenté en anglais dans le magazine) et qu’elle est en train de traduire:

Parfois dans l’existence, nous rencontrons une personne tellement remarquable qu’elle bouleverse complètement notre façon de vivre simplement en étant elle-même. Dipa Ma était ainsi. Anagarika Munindra m’a parlé d’elle pour la première fois quand je suis allé en Inde, à Bodhgaya, en 1967, pratiquer la méditation auprès de lui. Il avait formé Dipa Ma en Birmanie où il avait lui-même pratiqué et enseigné les neuf années précédentes.

Il parlait souvent d’elle comme d’une méditante exceptionnelle dont les réalisations étaient extraordinaires – vous en lirez plusieurs exemples dans ce livre. Ce qu’il n’a pas mentionné mais qui fut évident dès l’instant où je l’ai rencontrée, c’est la qualité spéciale de son être qui touchait le cœur de tous ceux qui l’approchaient. C’était une qualité de paix infiniment douce, imprégnée d’amour. Cette paix et cet amour étaient différents de tout ce que j’avais pu connaître auparavant. Ils n’émanaient pas d’une personne habitée par un « moi », ils ne demandaient rien, n’avaient besoin de rien en retour. Simplement, en l’absence d’un « moi », l’amour et la paix étaient tout ce qui restait.

Dipa Ma nous incitait à faire de notre mieux, non en imposant des règles mais en nous inspirant. Elle nous montrait ce qui était possible en incarnant elle-même ce qui était possible et cela faisait monter plus haut la barre de nos aspirations. Elle avait une confiance inébranlable dans les capacités de chacun de nous à avancer sur la voie du Dharma. Cette confiance transparaissait dans son acceptation totale de notre niveau de compréhension. Elle nous encourageait inlassablement à approfondir notre discernement en pratiquant sans arrêt.

Bien que Dipa Ma ne soit venue que deux fois aux États-Unis, elle a profondément marqué le bouddhisme américain. Elle a été la première femme parfaitement accomplie dans la tradition Theravada à enseigner dans ce pays. Elle avait une immense dévotion pour la tradition mais était également fermement convaincue que la réalisation spirituelle des femmes pouvait être équivalente, voire plus profonde que celle de la communauté monastique essentiellement masculine.

C’est ainsi que Dipa Ma est devenue un formidable modèle, tant pour les femmes que pour les hommes. L’impact qu’elle a eu sur des milliers de pratiquants continue à circuler au cœur de la communauté du Dharma.

Extrait du livre d’Amy Schmidt – paru aux éditions SULLY

Jeanne Schut a publié récemment l’ouvrage de Upasika Kee Nanayon Pure et Simple ainsi que d’autres enseignements de la tradition de la forêt, elle enseigne dans plusieurs lieux, voir son site: Dhamma de la forêt.

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