Déconditionnons-nous !!

Déconditionnons-nous !!

filletteNous baignons dans un contexte insidieusement réducteur. Le fait même d’en prendre conscience est libérateur. C’est ainsi que petit à petit les choses peuvent changer, car elles doivent d’abord changer en nous et dans notre esprit.

Cette rubrique rassemble des contributions, des courriers, des articles, etc.. pour nous aider à prendre conscience du conditionnement dans lequel nous baignons depuis le jour où nous avons ouvert les yeux sur ce monde, sur les valeurs et les modes de pensée qui nous ont été transmises par l’école, les médias, le language, un conditionnement qui relègue constamment les femmes à l’arrière plan d’une façon si naturelle que nous n’en avons même plus conscience.

C’est possible et indispensable de décoder les messages qui nous formatent le cerveau, qui imprègnent nos enfants et perpétuent la société actuelle avec ses modèles de compétition, de violence et de dureté.

Pensons à nos filles, aux messages qu’elles reçoivent constamment sur leur place secondaire, inexistante.

Vous êtes maman et souhaitez être vigilante quant aux conditionnements de vos enfants ? cette rubrique est la vôtre, faites la connaitre autour de vous !
http://www.bouddhismeaufeminin.org/409-2/

++ Pour avoir une approche globale du conditionnement de nos enfants lire ici deux articles fouillés sur cette question :

1 – Quelle norme de rapports sociaux la littérature enfantine véhicule-t-elle ?

2 – Des représentations sexistes dans la littérature aux différentes formes de violences

1 – Le rôle de l’école dans le conditionnement sexué – place des femmes dans les manuels scolaires et dans la culture en général

2 – La place des femmes dans les médias

  • Une fiche de synthèse établie par l’Observatoire gouvernemental de la parité entre les femmes et les hommes et une étude par l’association des femmes journalistes réalisée en 1995, 2000, 2006: lire
  • Les femmes et les médias : le miroir à deux faces, un article de Catherine Lamour : lire
  • Sagesses Bouddhistes : Voir la part des femmes invitées dans les programmes de cette émission depuis plus de quinze ans.

3 – Les films et émissions destinés aux enfants

  • 2012-2014 – la télé toujours dans les mêmes stéréotypes –
    Durant la semaine de Noël 2014, voici les films et émissions proposées aux enfants : Tom Sawyer – Huckleberry Finn – David Copperfield – Jack et le haricot magique – Oliver Twist. 5 films, 5 garçons en vedette, impressionnant non ? le tout dans la même semaine de Noël sur diverses chaines de télévision.
  • Heureusement, il y avait aussi REBELLE, un film d’animation qui prend pour héros, une héroïne, une princesse rebelle qui refuse les rôles dictés par la tradition (et sa mère) – à voir et à diffuser sans modération. Un Disney qui évolue : Enfin !!!!

  • à signaler avec d’autant plus d’intérêt que c’est rare : un film mettant en scène une fillette débrouillarde, créative, intelligente en un mot, à recommander : l’ile de Nim
  • un journal infos destiné au 8-12 ans le dimanche matin sur Arte junior, une initiative intéressante.
  • Attention aux contenus souvent débiles de la chaine Gulli, supposée destinée aux enfant et qui, entre autres, diffuse les aventures de la poupée Barbie ! Préférer sans hésitation France 3 et Arte Junior le dimanche matin.

4 – Les dessins animés –  Les livres et les bandes dessinées

  • Une contribution de Monique sur les messages envoyés aux enfants par les dessins animés de walt disney destinés « aux filles » : cendrillon, la belle au bois dormant…
  • Une nouvelle contribution de Monique sur Astérix et Obélix, Lucky Luke, Tintin, Le professeur Layton, les « pokémons », Star War…
  • Zorro – Toujours de Walt Disney, la série inusable. Regardons d’un peu plus près le message véhiculé.
  • Jumbo l’éléphant – une réflexion sur Jumbo l’éléphant de Walt Disney
  • Merci à Pema d’avoir mis le lien suivant sur Facebook, un dessin animé dont tout le monde comprendra la valeur et la nécessité : Burka Avenger

  • La littérature enfantine véhicule encore beaucoup trop les mêmes poncifs sur maman à la cuisine et papa devant la télé, les filles avec les poupées et la dinette et les garçons avec les voitures et les jeux vidéos. Voir une liste d’ouvrages non sexistes pour la jeunesse, à diffuser autour de soi pour sortir de cette sclérose de l’esprit que l’on impose aux enfants dès leur plus jeune âge.

5 – Et les documentaires ??

  • La marche de l’empereur
    Un commentaire sur le vocabulaire et les schémas mentaux exprimés dans ce documentaire.
  • La grande marche des dinosaures
    Un commentaire sur un documentaire qui a une caution scientifique et qui pourtant est biaisé de bout en bout.

6 – Le vocabulaire

  • Les mots qui manquent :
    – lorsque des personnes tissent des liens d’amitié, elles sont « fraternelles » , elles créent une « fraternité », elles se disent « fraternellement » unies. Quand on parle des frères et soeurs d’une même famille, il s’agit de la « fratrie ».
    Où sont les soeurs ? comment dire fraternité quand on parle de relation entre soeurs, entre femmes ? Françoise Dolto a suggéré sororité, sororal, soeural, des mots à employer pour des relations essentielles qui n’avaient pas de mots.
  • Quelques expressions courantes :
    • La transmission de père en fils, c’est une expression bien naturelle, tellement naturelle que on ne remarque même pas qu’on ne dit jamais de mère en fille. C’est tellement normal que pratiquement aucune femme ne s’en aperçoit plus, sauf pour intérioriser le schéma que les femmes n’avaient rien en propre dans le passé, que le « patrimoine » c’est la transmission des biens du père, la filiation du nom, pour le fils. Et si nous parlions un peu de matrimoine ?
    • ce sont les femmes qui en premier soutiennent les enfants dans les pays pauvres, et pourtant on continue à parler de parrainage et si nous disions marrainage ?
    • savez-vous comment on attribue une oeuvre à quelqu’un, on dit que « il » en a la « paternité », même si c’est une femme qui crée quelque chose, le mot français exact pour exprimer que la création lui appartient : c’est en revendiquer la « paternité ». Le mot « maternité » ne pourrait bien entendu pas convenir…
    • Amnesty International- les droits humains – La contribution sur le changement de vocabulaire d’Amnesty International qui a réalisé l’importance de remplacer droits de l’homme par droit humain.
    • Le mot homme : Le premier mot de la langue française à mettre en question. Tout à fait à sa place quand il désigne la moitié de l’humanité de genre masculin, inacceptable quand il désigne l’humanité dans son entièreté. La femme qui n’est pas un homme est en même temps un homme. Dans les faits, elle se retrouve nulle part, inexistante quand l’homme est partout, c’est vraiment la marque de la domination patriarcale dans le vocabulaire. Remplaçons systématiquement le mot homme dans son acception supposée universelle par « être humain »
    • Les féministes américaines ont pointé le rôle puissant du vocabulaire dans la formation des esprits. Dans les ouvrages publiés désormais, au moins dans le domaine de la spiritualité, le mot « man » est remplacé systématiquement par person, someone, somebody, etc.
    • Et pour éviter le recours à he(il) constamment (au lieu de she, elle), certain(e)s enseignant(e)s – comme Ayya Kema que nous avons présentée dans le n° 3 du magazine – utilisent le pluriel, neutre en anglais : they.

C’est possible de faire bouger les chose, les mentalités, les modes de fonctionnements, rien n’est statique…

7 – Les symboles, les textes de référence

Les symboles sont forgés par des êtres humains, or, dans l’histoire de l’humanité, ce sont toujours des hommes qui en sont les auteurs, regardons d’un peu plus près les symboles qui concernent précisément la sexualité et l’image de la femme.

à enrichir, à développer…

A relire un texte écrit par Bante Sujato sur la misogynie des institutions monastiques

8 – Quelques liens :

Genre en action

un blog d’études sur les mécanismes sexistes

L’histoire par les femmes